Agression dans l’Est : le CNPAV appelle l’UE à adopter une « position ferme » contre les violations flagrantes du droit international commises par le Rwanda

Réagissant au récent accord signé entre l’Union européenne et le Rwanda, au sujet de la promotion du développement de chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques en Afrique, la coalition le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) a invité cette organisation européenne à « adopter une position ferme » contre les violations flagrantes du droit international commises par Kigali.

Dans un communiqué datant du 27 février dernier, dont une copie a été consultée par POLITICO.CD, le CNPAV a insisté sur le fait que l’Union européenne devrait utiliser « son influence » pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs. En même temps, ladite coalition a expliqué que les « faiblesses » actuelles de la gouvernance en RDC « ne peuvent être utilisées comme prétexte pour soutenir et accompagner le régime rwandais dans son occupation et son pillage des ressources minières du Congo. »

« Nous demandons également à l’Union européenne de prendre des mesures concrètes pour soutenir les efforts visant à combattre la corruption et le trafic illégal des minerais de la RDC à travers l’occupation rwandaise et à favoriser un règlement pacifique et durable des conflits dans la région, seul gage du développement harmonieux », a renchéri ce document co-signé par Jimmy Kande et Jean-Claude Mputu.

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Pour le CNPAV, en agissant de la sorte, l’Union européenne restera fidèle à ses principes et montrera au monde entier qu’elle est « véritablement engagée en faveur de la justice, de la transparence et des droits humains » et qu’elle « refuse » de soutenir les régimes autocratiques et criminels ainsi que les pratiques illégales.

« Nous sommes encore plus étonnés par l’objet même de cet accord, qui semble n’avoir pas été précédé par des mesures préalables et rigoureuses de diligence au regard de nombreux rapports du groupe d’experts des Nations Unies et des organisations de lutte contre le trafic illégal des minerais et le blanchiment d’argent qui ont fourni des preuves accablantes sur les activités néfastes du Rwanda dans la région des Grands Lacs, en particulier dans la déstabilisation, el pillage et la contrebande des minerais stratégiques de la RDC », ont-ils expliqué.

Pour rappel, le 19 février dernier, les deux parties annonçaient une coopération étroite dans cinq domaines dont principalement, le soutien à la diversification économique, la coopération en vue de parvenir à une production et une valorisation durable et responsable des matières premières critiques et stratégiques ; la mobilisation de fonds en faveur du déploiement des infrastructures nécessaires au développement des chaînes de valeur pour les matières premières.

Ces matières premières comprennent l’amélioration du climat d’investissement, la recherche et l’innovation, ainsi que le partage des connaissances et des technologies liées à l’exploration, à l’extraction, au raffinage, à la transformation, à la valorisation et au recyclage durables des matières premières critiques et stratégiques, à leur remplacement, à la gestion des déchets et au suivi des risques liés à l’approvisionnement.

Cependant, malgré toutes les explications fournies par l’Union européenne, la RDC ne voit toujours pas d’un bon œil cette association. En effet, que ça soit le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi ; le gouvernement de la République ; et voir même l’Église catholique congolaise, avec sa tête le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, … tout le monde ne jure qu’à la cessation de cet accord qui intervient dans un contexte où la RDC se retrouve agressé par le Rwanda.

Monge Junior Diama

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