RDC : le taux d’inflation estimé à 2,31 % au troisième semaine du mois de février (BCC)

Invité au cours de la 126e réunion du Conseil des ministres, la gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi, a passé en revue la conjoncture économique du pays dans un contexte international marqué par les risques liés à des tensions géopolitiques et géostratégiques ainsi qu’aux effets liés au dérèglement climatique.

« Elle a indiqué que les cours des principaux produits miniers exportés par la République Démocratique du Congo ont bien évolué. Le prix de la tonne de cobalt s’est maintenu à 32.750 USD, son niveau depuis fin novembre 2023, alors que le prix du cuivre a connu un accroissement de 1,47%, se situant à 8.341 USD. Le cours de l’or a reculé de 0,81%, d’une semaine à l’autre, se fixant à 2.016 USD l’once », peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres.

La gouverneure de la Banque centrale du Congo, a indiqué ensuite qu’au niveau interne, la croissance est estimée à hauteur de 4,8% en 2024. Cette croissance est en recul de 3,8 points par rapport aux estimations de l’année passée. Cela est la résultante du secteur primaire dans sa branche industrie extractive.

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En ce qui concerne l’inflation, la gouverneure de la BCC indique qu’elle évolue à un rythme moins accéléré, soit 2,31% à la troisième semaine de février 2024, alors qu’en 2023, à la même période, elle se situait à 3,58%. Du côté des marchés des changes, le franc congolais s’est déprécié de 0,62% à l’indicatif.

L’autorité monétaire a plaidé pour l’extension des mesures de stabilisation mises en place par le gouvernement et par son institution à cause des facteurs de risques internes tels que les conséquences de l’inflation importée sur l’économie nationale et la persistance de la guerre dans la partie est du pays.

Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi a terminé son propos en encourageant le maintien de la préservation de la coordination des actions des politiques budgétaire et monétaire ; la poursuite de la surveillance rigoureuse des facteurs de liquidité par la BCC ainsi que la coordination des politiques sectorielles afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations, et de détendre les pressions sur le marché des changes.

David Mukendi

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