Nord-Kivu : la société civile appelle le gouvernement à accélérer le processus du départ de la Monusco

La coordination territoriale et urbaine de la société civile de Beni, Butembo, Goma et de Lubero se dit « inquiète » de la dégradation de la situation socio-économique et sécuritaire de la province du Nord Kivu et des menaces qui pèsent sur la ville de Goma.

Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, les 5 coordinations réunies en synergie fustigent l’attitude du gouvernement central et provincial qui, selon elles, « se caractérisent par un silence coupable face à l’agression, Rwandaise et Ougandaise sur le territoire congolais en dépits des alertes des forces vives ».

« Les forces vives Interpellent à cette occasion la conscience de toutes les autorités à tout le niveau, civiles et militaires de se pencher sur cette question qui est en train de consumer à petit feu la population innocente, appauvrie et exposée à tous les risques sous menace et trahison des certains malheureusement de nos compatriotes véreux et corrompus qui complotent contre leur propre destin », poursuit cette déclaration conjointe.

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Pour ses structures citoyennes, les incursions nocturnes, diurnes et les tueries sont devenues monnaies courantes dans plusieurs entités de la province du Nord Kivu.

« Un appel vibrant est lancé à tous les citoyens ou autres personnes de bonne volonté de venir au rescousse de nos compatriotes à détresse en Territoire de Beni, Rutshuru, Nyiragongo suite aux massacres des ADF et à l’agression Rwando-Ougandaise sous l’étiquette du M23 à complicite avec la communauté internationale », ont-elles ajouté.

Dans la même déclaration, les forces vives qui condamnent les attaques perpétrées ces derniers jours par le M23 soutenu par l’armée rwandaise, appellent le gouvernement congolais à accélérer le processus du départ de la Monusco, de relever le porte-parole des opérations Sokola 1 qui se serait distingué dans la communication « mal orientée ».

En outre, elles demandent à Kinshasa de se pencher sur la question de la gestion du conflit de limite entre la population riveraine du Parc National de Virunga et l’ICCN avant que le pire n’arrive ainsi que de sanctionner des personnes impliquées dans la destruction intentionnelle du lac Édouard dans la cité de Kyavinyonge.

Somme toute, elles encouragent le gouvernement congolais à revoir les frais fixés pour les examens d’Etat session 2024, pour les élèves finalistes du Nord-Kivu, au besoin reconduire les frais de la session 2023 conformément à l’arrêté provincial N° 01/236/CAB/GP- NK/2023 du 13 octobre 2023 fixant les taux d’impôt, droits taxes.

Silas MUNGINDA

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