Flambée des violences dans l’Est : UNICEF et PAM appellent à la protection des enfants

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont appelé jeudi 22 février à une action immédiate pour protéger les enfants et les familles pris dans l’escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les deux agences appellent toutes les parties au conflit à donner la priorité à la protection des civils et à permettre aux agences humanitaires de faire leur travail, renseigne un communiqué de presse rendu public par l’UNICEF.

Le dernier conflit dans l’est de la RDC a entraîné des conditions catastrophiques pour la population locale, précise de suite cette agence onusienne. De violents combats se sont déplacés, au cours des deux dernières semaines, à 25 kilomètres à l’ouest de Goma, en direction de la ville de Sake, où les enfants et leurs familles sont pris entre deux feux.

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« Les enfants de la RDC ont besoin de paix maintenant. Nous appelons à ce que les enfants soient protégés dans cette guerre et à mettre fin à cette violence grâce à des efforts renouvelés pour trouver une solution diplomatique. Nous sommes extrêmement préoccupés par la sécurité des enfants et de leurs familles dans et autour des camps de Goma », a déclaré Grant Leaity, représentant de l’UNICEF en RDC.

Une catastrophe humanitaire

Ces violences ont déclenché un énorme mouvement de personnes vers des camps de personnes déplacées déjà surpeuplés. 214 950 personnes supplémentaires ont rejoint les 500 000 personnes déjà déplacées vers les zones autour de Goma. Par ailleurs, des dizaines de milliers d’autres personnes se sont déplacées vers Minova, au Sud-Kivu.

D’importantes routes terrestres qui facilitent la livraison de nourriture et d’autres approvisionnements ont été coupées, provoquant des pénuries et des flambées de prix sur les marchés locaux de Goma.

La situation met encore plus à rude épreuve les familles qui ont du mal à mettre de la nourriture sur leur table.

« Nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire aux proportions massives », a déclaré Peter Musoko, directeur pays et représentant du PAM en RDC. « Ne vous y trompez pas : si nous n’agissons pas maintenant, des vies seront perdues. »

Ces deux agences des Nations Unies indiquent que l’augmentation de la violence et des déplacements met à rude épreuve les ressources dont elles disposent pour mettre en place une réponse globale comprenant de la nourriture, de l’eau potable, un bon assainissement, un abri sûr, des soins de santé de base et des services de protection pour les femmes et les enfants.

Au moins 700.000 millions USD pour couvrir le besoin humanitaire les 6 prochains mois

Le PAM lance un appel de 300 millions de dollars pour les 6 prochains mois. Avec une rupture urgente de ressources à partir de mars, l’agence a besoin immédiatement de 78 millions de dollars pour combler ce déficit et poursuivre ses opérations.

L’UNICEF nécessite 400 millions de dollars pour son intervention d’urgence dans l’est de la RDC pour les 6 prochains mois, avec un besoin immédiat de 96 millions de dollars.

Les priorités urgentes suite à cet afflux récent de personnes comprennent le déploiement de cliniques mobiles pour fournir des soins médicaux d’urgence et des services de nutrition dans et autour des camps, le renforcement du confinement et de la prévention du choléra, la distribution d’articles non alimentaires, l’augmentation du transport d’eau par camion, la prise en charge des enfants non accompagnés et leur regroupement avec leurs familles, aux familles et en fournissant des services pour prévenir et répondre aux cas de violence sexiste.

Odon Bakumba

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