Résolution de la crise dans les Grands Lacs : Fridolin Ambongo regrette « l’indifférence » des uns à la souffrance des autres

Le Cardinal de l’archidiocèse de Kinshasa, Fridolin Ambongo a officié ce dimanche 28 janvier à Goma, la messe pour la paix co-présidée par des évêques venus du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans son homélie, lors de cette messe qui s’est tenue dans la paroisse Notre-Dame du Mont Carmel de la capitale de cette province en proie à l’activisme des groupes armés, l’archevêque de Kinshasa a exprimé son regret face à l’indifférence des uns face à la souffrance des autres.

« Nos cœurs cœurs sont devenus insensibles à la misère du prochain », a lancé avec regret le numéro de l’Eglise catholique en RDC.

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« Notre problème dans la sous-région, au-delà d’être un problème politique, est un problème économique. Et il l’est aussi parce qu’il s’agit des intérêts économiques. Mais notre problème dans la sous-région, nos conflits prennent leur source dans nos cœurs », a-t-il lâché dans la foulée, parlant de la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs.

Pour le Cardinal Fridolin Ambongo, il y a des questions qui dérangent.

« Comment continue-t-on à se tirer dessus, à jeter des bombes dans les villages des environs alors qu’il y a déjà 6 millions des déplacés qui ne savent plus vers quel saint se tourner ? », s’est-il interrogé.

« Et malgré tout ça, c’est comme si nos cœurs avaient été rendus des véritables pierres. Même si on nous dit aujourd’hui : là-bas on a tué autant, un peu plus loin on a massacré autant, plus loin : on a chassé autant de population de leurs villages… ça nous laisse indifférent. Les cœurs de pierre », s’est-il indigné.

L’Est de la RDC est, depuis des décennies, proie à l’activisme des groupes armés étrangers et locaux, parmi lesquels les terroristes du Mouvement du 23 mars que Kinshasa ne cesse d’accuser Kigali de soutenir. Des milliers des personnes se sont déplacées à cause des répercussions entre les rebelles et l’armée congolaise et vivent dans des conditions humainement invivables.

Odon Bakumba

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