Contentieux électoraux à la présidentielle : la Cour constitutionnelle de la RDC rendra son arrêt d’ici le 12 janvier

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo se prépare à rendre son verdict dans l’affaire opposant Théodore Ngoyi à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette décision, qui devra intervenir au plus tard le 12 janvier 2024, déterminera la validité ou l’annulation des résultats de l’élection présidentielle du 20 décembre 2023.

Lors de l’audience qui s’est tenue ce lundi 8 janvier, la Cour constitutionnelle a entendu les arguments des parties impliquées. Théodore Ngoyi, candidat malheureux à l’élection présidentielle, a saisi la Cour en annulation des résultats, alléguant de nombreuses irrégularités qui auraient entaché la sincérité du vote. Parmi ces irrégularités, il a mentionné les bourrages d’urnes, des destructions de machines à voter, des prolongations du vote au-delà de la date limite et l’absence d’affichage des listes d’électeurs.

Théodore Ngoyi a demandé à la Cour de surseoir à la proclamation définitive de Félix Tshisekedi en tant que Président élu et de réorganiser les scrutins combinés dans tout le pays, y compris dans les zones touchées par l’insécurité. Il a soutenu que la Constitution avait été violée en excluant certains électeurs de ces entités.

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Le procureur général près la Cour constitutionnelle a déclaré que la requête de Théodore Ngoy était recevable mais non fondée faute de preuves. Il a soutenu que le candidat n’avait pas apporté de preuves suffisantes concernant les irrégularités alléguées. Le procureur général a demandé aux juges de déclarer définitivement Félix Tshisekedi président de la République démocratique du Congo, soulignant qu’il avait obtenu la majorité des suffrages exprimés.

Les avocats de Félix Tshisekedi ont insisté sur le fait que les irrégularités décriées n’affectaient pas les résultats et ont mis en garde contre l’annulation de l’élection, considérant cela comme « une abomination et un précédent fâcheux dans l’histoire des élections mondiales ».

L’affaire a été prise en délibéré et la Cour constitutionnelle a jusqu’au 12 janvier pour rendre son arrêt. Une fois la décision rendue, celle-ci sera définitive et aura un impact majeur sur le pays et sur l’avenir politique de la République démocratique du Congo.

Ézéchiel T. Mampuya

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