Liberté de la presse en RDC : Patrick Muyaya insiste sur la nécessité de bannir le discours de la haine

Le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya a échangé, ce mardi 15 novembre, avec les ambassadeurs de l’Union européenne, du Canada, de la Suisse, de la Norvège, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique, sur la liberté de la presse et des discours de la haine.

D’après le ministère de la Communication, ces ambassadeurs ont renouvelé leur bonne volonté d’accompagner la RDC dans le processus de validation du projet de loi sur la liberté de la presse qui est actuellement au niveau de l’Assemblée nationale, mais également dans la protection des journalistes en tout temps et dans la restauration de la paix dans la partie Est du pays en proie à l’insécurité des groupes armés locaux et étrangers.

À l’issue de ces échanges, l’Ambassadeur de l’UE, Jean-Marc Châtaigner qui a conduit la délégation, a renseigné qu’ils ont conjointement constaté la nécessité de renforcer la liberté de la presse au niveau du cadre juridique ainsi que le renforcement de toutes les questions de sécurité des journalistes.

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À l’en croire, ils ont aussi abordé l’importance de combattre les incitations à la violence fondée sur la haine tout en protégeant la liberté d’expression et l’équilibre qu’ils devraient trouver ensemble dans chacune de leurs sociétés.

«Nous avons montré au ministre l’appui que la communauté internationale est prête à apporter au ministère et aux organes de régulation congolais pour développer des échanges, le savoir-faire et la capacité d’agir ensemble pour cette grande cause qu’est celle de la liberté de la communication et de la liberté de la presse», a-t-il indiqué.

Le Ministre Patrick Muyaya a, pour sa part, insisté non seulement sur le partenariat qui existe entre la RDC et la communauté internationale mais également sur la nécessité de bannir le discours de la haine pour vivre ensemble réel et effectif.

«Nous avons aussi eu l’occasion de faire un tour autour des sujets du moment notamment des discours de la haine que nous avons vu se développer contre les membres de la communauté internationale. Ici, je tiens à rappeler que ce sont nos partenaires et que dans la situation actuelle que nous connaissons, ils sont nos principaux alliés. C’est faire le jeu de l’ennemi que de penser qu’aujourd’hui, nous pouvons commencer à le designer ou à le stigmatiser ou encore à penser qu’il faut aller exprimer des sentiments de colère vis-à-vis d’eux», a-t-il déclaré.

D’après le Ministre de la Communication et Médias, ils sont dans un processus diplomatique qui a ses règles. Et, pour ce qui les concerne, ils font leur part et la RDC fait la sienne. Donc, souligne-t-il, ils vont continuer à travailler ensemble pour être sûrs que ces défis communs qui ont été bien identifiés, trouvent des réponses, pour être sûrs aussi que ce partenariat est consolidé pour le bien des populations congolaises et pour l’avancement de la démocratie au pays.

Associer à cette rencontre aux côtés des diplomates, le Président national de l’Asbl Journalistes en Danger Tshivis Tshivuadi a loué cette initiative du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya Katembwe qui depuis sa nomination multiplie positivement d’initiatives pour changer l’univers communicationnel et médiatique de la République Démocratique du Congo. Il est toujours à l’écoute et prend toujours la parole pour dénoncer, soutenir, condamner et encourager dans son secteur.

«Nous avons évoqué des questions d’actualité notamment le cas de notre consœur Sonia Rolley. Après les échanges que nous avons eus et les explications qui ont été données par le ministre, nous sommes en voie de considérer qu’il s’agissait bien d’un incident malheureux qui est en train d’être clos et qui ne peut pas occulter le fait que c’est avec ce gouvernement, pratiquement avec ce ministère que nous sommes en train de faire des évolutions en matière de liberté de la presse», s’est exprimé Tshivis Tshivuadi.

Selon le ministère de la Communication, reconnaissant les efforts fournis jusque-là et ce qui reste à faire pour assainir et renforcer ce secteur, Tshivis a laissé entendre que cee gouvernement et ce ministère avec lesquels ils avaient organisés les états généraux de la presse, et qu’ils sont engagés dans la dynamique de la dépénalisation de délit de presse, et la mise en place d’un mécanisme national de protection des journalistes.

«Donc, autant d’avancées qui justifient aujourd’hui que notre pays, la RDC a gagné beaucoup de points au classement mondial de la liberté de la presse», a-t-il déclaré.

Christian Okende

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