En RDC, l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base ne va plus inclure les classes de 7e et 8e. C’est en substance la précision que vient d’apporter le ministre d’État en charge de l’enseignement primaire, secondaire et technique. « ce sont les parents qui paient pour leurs enfants à partir du cycle d’orientation » a déclaré Willy Bakonga.

Pour ce membre du gouvernement, l’enseignement de base concerné par la gratuité dans les écoles publiques, n’a pas tenu compte des récentes reformes. Ainsi dit, il recadre l’opinion sur le fait que, les promotions de 7e et 8e sont en réalité du secondaire et qu’à ce niveau, la prise en charge n’est pas à l’ordre du jour.

À l’en croire, la gratuité de l’enseignement de base ne prend en compte l’école primaire de la première année à la sixième.

Cette sortie du ministre Willy Bakonga, vient renforcer le pessimisme de certains compatriotes en la capacité du gouvernement à assurer la gratuité de l’enseignement. Et pourtant, au cours de la récente table ronde organisée à Kinshasa, il a été clairement défini que les promotions de 7e et 8e seraient concernées par la mesure de gratuité.

La conséquence du rétropédalage du gouvernement est que, les parents sont désormais appelés à payer le minerval pour assurer l’éducation de leurs enfants dans les deux classes recalées.

La gratuité de l’enseignement de base en RDC est une consécration d’un prescrit constitutionnel. Le président Félix Tshisekedi alors candidat en course pour la magistrature suprême, avait promis de matérialiser cette disposition une fois au pouvoir. Nonobstant le chapelet des bonnes intentions, le budget pour l’exercice 2019 n’a pas été taillé en fonction de cette éventualité.

✍ Junior Ngandu | Politico.cd◼