Le budget alloué au secteur agricole ne permet pas l’autosuffisance alimentaire. C’est en tout cas l’avis du président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) section de Lubumbashi. D’après Mukalay Nsenga, pour faire face à cette situation, le gouvernement doit se coaliser avec les opérateurs économiques.

Alors que la province du Haut-Katanga fait face au manque criant de la farine de maïs, le président de la FEC Lubumbashi situe le nœud du problème au niveau de la volonté politique. « Comment voulez-vous qu’on maîtrise la hausse du prix de la farine de maïs sur le marché avec un budget de 3% à l’agriculture ?» s’est-il interrogé.

« s’il y a manque d’eau, de terre et d’acteurs on parlerait d’une autre cause. Ces éléments étant réunis, nous sommes en face d’un problème politique. Ce qui manque c’est l’argent pour produire. Le budget est voté par les politiciens avec un seuil le plus faible qu’il soit .» explique-t-il.

Sur le banc des accusés, le président de la FEC Lubumbashi pointe également du doigt les autorités traditionnelles. « De tout le temps, les chefs coutumiers jouaient un rôle économique par l’encadrement des agriculteurs et inciter la population villageoise à cultiver. Mais aujourd’hui, on a changé les choses, ils ont le rôle politique .» déplore-t-il.

Pour Mukalay Nsenga, faute de subventions de l’État, les producteurs locaux de la farine de maïs ont difficile à faire face à la forte demande. « Avec tout le potentiel dont dispose la RDC, il suffit des crédits agricoles et nous serons capables de produire la quantité souhaitée de janvier à décembre. C’est une honte que de dépendre des excédents de la Zambie, un pays sous menace de la sécheresse .» a-t-il chuté.

Junior Ngandu | Politico.cd◼

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