Les tractations se poursuivent à l’Office de gestion de fret et multimodal (OGEFREM), en vue de l’apaisement du climat tendu observé ce dernier temps. Dans ce contexte, la tripartite: banc syndical, comité directeur et ministère de tutelle, s’est penchée ce dossier.

À l’initiative du ministère de transport et voie de communication dont dépend l’OGEFREM, l’entretien des parties prenantes a tourné sur le mouvement brusque d’arrêt de travail. Opposés à la décision de réintégration de leurs collègues révoqués, les agents de cette entreprise du portefeuille de l’État sont allés jusqu’à ce qui a été considéré comme un mouvement de grève.

Les échanges ont été fructueux et les zones d’ombres éclaircies. Sur base de nouveaux éléments dont il a pris connaissance séance tenante, le vice-premier ministre et ministre de transport et voie de communication par intérim, a appelé à la reprise normale des activités en attendant le recadrage de cette affaire conformément aux vrais soubassements.

Cependant, les agents révoqués ne cessent de menacer le banc syndical opposé à leur réintégration au sein de l’OGEFREM. Renvoyés de l’entreprise pour détournement de plus d’un million de dollars américains, ils ont toujours considéré leur révocation de licenciements abusifs.

Dans une correspondance en réponse aux cris de détresses des agents révoqués, le Directeur de cabinet du chef de l’État a ordonné leur réhabilitation. En réaction, les agents ont fustigé cette décision d’avoir été prise dans la précipitation.

Pour les agents révoltés « la décision réintégration est le fruit d’une erreur dans laquelle, on a induit les autorités du pays. Mais aussi, cette mesure telle que présentée, est une consécration de l’impunité et une gratification accordée sans confrontations des parties et pièces, à ceux qui ont pillé la république à travers l’OGEFREM .»

« Les autorités ont été sciemment induites en erreur par les tireurs de ficelles. Il n y a jamais eu de licenciements abusifs mais la révocation pour détournements» précise l’intersyndicale.

Pour le banc syndical, vu le caractère gravessime des faits reprochés et au regard de la procédure initiée contre les personnes révoquées, leur dernier recours se veut être l’inspection du travail ou la justice dont la décision est attendue en septembre. Il appelle ainsi à la cessation de toute interférence politique dans ce dossier.

Dans les prochains jours, la décision du ministère de transport et voie de communication est attendue après rapport au président de la république garant du bon fonctionnement des institutions.

✍ Adrien Ambanengo / Junior Ngandu | Politico.cd◼