Le procès du colonel Jean de Dieu Mambweni et consorts dans l’affaire de l’assassinat le 12 mars 2017 de deux experts de l’Organisation des Nations Unies a été fixé ce 02 août à la cour militaire de Kananga.
C’est ce qu’indique l’extrait de rôle du greffe de ladite cour rendu public ce lundi 27 juillet 2019

Le colonel Mambweni et dix-neuf autres personnes dont deux officiers de la Direction générale de migration (DGM), Thomas Nkashama et José Tshibwabwa, tous en détention et le journaliste Trudon Raphaël Kapuku Kamuzadi, poursuivis pour violation des consignes, terrorisme, crimes de guerre par meurtre et association des malfaiteurs.
Ils vont comparaitre et  jugés par cette instance judiciaire anciennement cour militaire de la province du Kasaï occidental.

Le colonel Mambweni avait eu des entretiens avec les experts de l’ONU avant leur départ pour Bunkonde, lieu de leur assassinat.

Selon un enregistrement sonore diffusé en décembre dernier lors d’une audience au tribunal militaire de Kananga, c’est le colonel Mambweni qui avait mis les experts en contact avec Betu Tshintela, qui les a accompagnés lors de leur voyage. C’est que refute son avocat, Me Daniel Makolo qui croit encore à l’innocence de son client.

«Nous apprêtons nos armes pour affronter le ministère public à l’audience du 2 août. Mon client est calme et serein. Au niveau de la défense, nous allons avec un moral haut. Nous faisons en même temps confiance à la justice militaire par rapport aux éléments du dossier qui ne renseignent pas grand-chose», déclare Me Daniel Makolo, avocat du Colonel Mambweni.

Notons qu’il s’agit du deuxième procès après celui qui dure plus d’un an et demi et dans lequel comparaissent aussi  des miliciens Kamuina Nsapu. Ces derniers sont également poursuivis dans la même affaire.

Une nouvelle audience s’est tenue ce lundi pour ce deuxième procès dont l’un des miliciens qui avait reconnu avoir participé au meurtre de deux experts de l’ONU, s’est évadé au mois de mai dernier de la prison centrale de Kananga, au Kasaï Central.

Les débats ont notamment tourné sur les circonstances de l’arrestation du prévenu Tshiebwe Bibomba en mars 2017 à Bunkonde.

Thierry Mfundu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *