Milicien FDLR. Photo africa.jeuneafrique.com

Dans une alerte sécuritaire publié sur son compte Twitter, le Groupe d’étude sur le Congo, GEC (centre de recherche basé à l’université de New York) indique que plusieurs sources concordantes font état de la mort ce 20 mai 2019 du chef milicien John Love, de son vrai nom Muhawenimana Bunombe.

John Love avait créé une faction Nyatura en 2016 et collaborait avec les FDLR – FPC” écrit la série de tweets balancée par le Groupe d’étude sur le Congo.

Au départ, John Love n’était qu’un instituteur congolais de la communauté Hutu qui gérait un petit cybercafé à Nyanzale, dans l’ouest du territoire de Rutshuru” précise la source avant de poursuivre: “Il a ensuite rejoint les FDLR, dont il réparait les ordinateurs tout en suivant une formation militaire. Avec la bénédiction de certains commandants supérieurs des FDLR, il a ensuite créé sa propre milice, qui opère autour de Muriki, en territoire de Rutshuru“.

Le groupe de John Love est en connivence avec le Nyatura-FPC de Dominique Ndaruhutse et fait partie de la coalition CMC explique un de tweets du GEC.

En 2016 et 2017, il a pris part à des combats intenses contre le NDC-R et différentes factions Mazembe dans le nord de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, souvent avec le soutien tacite des FDLR conclut la Tread du Groupe d’étude sur le Congo.

Entre 2016 et 2017, huit mouvements politico-militaires opérationnelles dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Kasaï à l’est et au centre de la République Démocratique du Congo s’étaient réuni au sein de la Coalition de Mouvements pour le Changement, CMC.

Ce regroupement politique et militaire des rébellions actives dans ces parties de la RDC avaient déclaré mettre fin à leur différends locaux en vue de combattre en commun la classe politique Congolaise (majorité et opposition) qui n’ont pas su respecter la constitution et dont les discussions pour trouver une issue à la crise actuelle n’aboutissaient toujours pas.

Dans une interview exclusive accordée à POLITICO.CD, Jules Mulumba, porte-parole de la Coalition des Mouvements pour le Changement, CMC, indiquait vouloir unir les forces des groupes d’autodéfense et de mouvements rebelles patriotiques pour « libérer le Congo de la classe politique médiocre et corrompue », en s’appuyant notamment sur les adhésions des groupes armés hostiles au régime en place et en appelant la population à rejoindre cette lutte par l’application de l’article 64 de la constitution Congolaise (Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus, exerçant le pouvoir en violation de la constitution.)

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD