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Le Groupe d’étude sur le Congo confirme les liens entre Ramazani Shadary et les miliciens du Maniema

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Rapportant les informations du média français Mediapart, POLITICO.CD avait annoncé quelques mois avant les élections des liens de sponsorisation entre Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du Front Commun pour le Congo à l’époque avec le groupe rebelle Maï Maï Malaïka, l’un de plus influent de la province du Maniema, dont est originaire le dauphin de l’ex président Congolais Joseph Kabila.

Dans un rapport publié ce mardi, le Groupe d’étude sur le Congo, un centre de recherche de l’université de New York confirme d’importantes collisions entre cette rébellion, membre de la Coalition Nationale de Patriotes pour la Souveraineté du Congo, CNPCS, dirigée par le général autoproclammé William Amuri Yakutumba.

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« Les Maï-Maï Malaika, devenus l’un des groupes les plus importants de la coalition de la CNPSC, étaient eux-mêmes liés à une autre personnalité : Emmanuel Ramazani Shadary, candidat à la présidence pour la coalition au pouvoir de Joseph Kabila » écrit le rapport reçu par POLITICO.CD.

« Selon de nombreuses sources locales et étrangères, Emmanuel Ramazani Shadary, originaire de cette partie de la province de Maniema, aurait participé aux premières étapes de la mobilisation armée en 2016, soulevant la jeunesse locale et les mineurs artisanaux contre le géant minier Canadien Banro » explicite le document.

« Selon deux sources distinctes, Emmanuel Ramazani Shadary aurait aidé à mettre en contact Sheh Assani avec Sikatenda (deux miliciens influents de la contrée) et aurait joué un rôle déterminant dans la libération des étrangers kidnappés » rapporte le Groupe d’étude sur le Congo.

Les sources du Groupe d’étude sur le Congo suggèrent qu’Emmanuel Ramazani Shadary tentait de gagner les faveurs de la communauté locale pendant la période électorale et de se positionner dans le cercle restreint de Kabila.

« Ces relations auraient pris fin en 2017 lorsque les Maï-Maï Malaika ont élargi leur champ d’action de Banro à l’État congolais, en s’attaquant aux autorités locales et aux services de sécurité » conclut la partie de ce rapport consacrée aux liens entre cette personnalité du régime Kabila et la coalition armée de William Amuri Yakutumba.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD
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