L’ONG Médecins Sans Frontières, MSF a annoncé dans un communiqué rendu public ce vendredi avoir constaté que de nombreux survivants souffrent d’un traumatisme psychologique.

“Plus les contacts de la population avec la violence étaient directs, plus leurs symptômes traumatiques s’aggravaient”, a déclaré Nicholas Tessier, psychologue MSF à Yumbi dans un document transmis à POLITICO.CD par le bureau de communication de MSF basé à New York.

“Pour beaucoup, les blessures sont encore vives aujourd’hui et ne doivent donc pas être forcées de rentrer chez eux trop rapidement. Sinon, un nouveau traumatisme risque de se produire chez ceux qui ne se sentent pas prêts à rentrer chez eux et qui ont tout perdu” poursuit le texte.

Après une intervention d’urgence de deux mois, les équipes de MSF ont progressivement commencé à se retirer de la zone de santé de Yumbi pour permettre à d’autres organisations de fournir un soutien à long terme.

Médecins Sans Frontières, MSF indique dans le même document avoir fait don d’un volume d’un mois de médicaments aux établissements de santé de la région et continuera de surveiller la situation afin de faire face aux nouvelles flambées de violence ou d’épidémies, si nécessaire.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) |POLITICO.CD