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Vers une réintégration de la Monusco dans le processus électoral en RDC?

Jeudi 1er novembre à Kinshasa, le président Joseph Kabila a dirigé une réunion de haute importance autour du processus électoral. Autour de la table, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le Gouvernement, mais également la MONUSCO.  La présence des représentants de l’ONU autour d’une telle réunion n’a pas manqué d’attirer les attentions au pays.

En effet, les autorités de Kinshasa ont exclu la Communauté internationale de l’organisation des prochaines élections, refusant ce qu’elles qualifient « d’ingérence ». La mission onusienne au pays a été ainsi notifiée qu’elle devrait se tenir à l’écart de ces préparatifs. Plus encore, Kinshasa a refusé l’apport logistique de cette mission.

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Cependant, alors que des signaux inquiétants ce multiplient autour de l’organisation de ces élections qui doivent ce tenir le 23 décembre, Joseph Kabila et son gouvernement semblent mettre un peu de l’eau dans leur vin. Derrière ce léger changement de cap, il y a surtout les risques que ces élections n’aient pas lieu au 23 décembre.

« La CENI a surtout montré ses limites. Loin de la communication officielle et malgré l’intervention de l’armée, elle est loin du compte pour respecter son propre calendrier. A ce titre, faire appel à la MONUSCO serait également un moyen de contenir les colère en cas d’un report« , explique Rudy Ndony, analyste chez POLITICO.CD.

Sans être formel, ce retour de la MONUSCO dans le processus pourrait également se traduire par une implication sur le plan logistique, initialement rejeté par Kinshasa. « La MONUSCO n’a pas été exclue du processus. Tous les partenaires prennent part à l’organisation de ces élections dans le strict respect de nos institutions indépendantes », nuance cependant le ministre de la Communication Lambert Mende.

En effet, la semaine dernière, la Commission électorale a multiplié des signaux inquiétants sur le préparatif de ces élections. La CENI a en effet réceptionné du matériel militaire pour palier aux problèmes logistiques liés à ces élections. Et alors que la Communauté internationale à été exclue du processus, voir l’armée intervenir est inquiète les organisation de la société civile et l’opposition.

Autre sujet qui fâche à propos de cette machine : comment faire pour que tout le monde puisse voter dans les temps avec un outil que les Congolais n’ont jamais pratiqué ? La CENI affirme qu’une minute suffisait à chaque électeur pour voter, mais sans en apporter la preuve. Or, une source interrogée par POLITICO.CD fait savoir que ces chiffres sont faux. « En réalité, il faut une moyenne de trois minutes et vingt secondes pour que chaque électeur vote », rapporte-t-elle sous le sceau de l’anonymat.

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