Les opposants haussent le ton face l’écartement de Moïse Katumbi

Réunis à Kinshasa, Vital Kamerhe, leader de l’UNC, Eve Bazaïba, Secrétaire générale du MLC, Freddy Matungulu (Congo na Biso) ou encore Félix Tshisekedi, président de l’UDPS ont interpellé le pouvoir congolais dans une déclaration commune consultée par POLITICO.CD.

Les opposants congolais affirment condamner “fermement la décision prise par le gouvernement congolais d’interdire d’autorité à Moise Katumbi Chapwe de rentrer en RDC, le contraignant ainsi à l’exil et l’empêchant, de ce fait, de déposer sa candidature à l’élection présidentielle, et ce, en violation flagrante des articles 30 alinéa 2 de la Constitution, 12.4 du Pacte international des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques et 09 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Par ailleurs, ces personnalités politiques condamnent également  le déploiement” injustifié, à cet effet, des forces armées, le 03 et le 04 août 2018, à Kasumbalesa ainsi que les voies de fait exercées par elles sur des citoyens Congolais venus nombreux l’accueillir.

L’opposant Moïse Katumbi a été empêché de rentrer en RDC par l’aéroport international de Luano, à Lubumbashi le 3 août dernier. Il avait tenté, par deux fois et sans succès, de rentrer par Kasumbalesa, à la frontière avec la Zambie. Selon les responsables de l’immigration zambienne, le gouvernement de Kinshasa n’a pas souhaité recevoir l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga sur le territoire congolais, au motif que sa présence risque de provoquer des troubles.

Alors que Moïse Katumbi se trouvait de l’autre côté de la frontière, les forces de l’ordre et de sécurité s’occupaient de la foule qui avait réussi à se rassembler à Kasumbalesa, côté congolais, pour organiser son accueil, chansons hostiles au pouvoir à l’appui, pendant qu’en plusieurs endroits, des pneus flambaient.

[Nous exigeons] la levée immédiate et sans condition de cette mesure illégale ainsi que le retour de Moise Katumbi Chapwe dans son pays pour qu’il participe à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018“, affirme le communiqué commun des leaders de l’opposition. 

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