Dans une déclaration faite à Kinshasa, les sociétaires du comité laïc de coordination (CLC) , une structure reconnue par l’archidiocèse de Kinshasa menace d’initier les actions de grandes envergures paralysant le pays si  le président sortant, Joseph Kabila, dépose sa candidature.

Géniteur des marches pacifiques  anti-Kabila entre décembre 2017 et février 2018, pour exiger la mise en application de l’accord du 31 décembre 2016 dans son volet décrispation politique, le CLC avait observé une trêve depuis fin mars dernier afin d’apprécier les gestes de bonne volonté de la classe politique Congolaise dans la recherche d’une issue favorable à la crise électorale que traverse le pays depuis décembre 2016.

Dans les jours à venir, le CLC indique qu’il battra un rappel des troupes pour appeler les congolais à se mobiliser pour empêcher la candidature de Joseph Kabila, plébiscité autorité morale du Front Commun pour le Congo, FCC, une plateforme électorale regroupant les partis politiques membres de la majorité présidentielle et de l’opposition participant au gouvernement issu de l’accord de la Saint Sylvestre.

La plateforme électorale ensemble pour le changement, qui porte la candidature de l’opposant Moise Katumbi aux prochaines élections présidentielles, a également menacer de déclencher l’application de l’article 64 de la Constitution Congolaise au cas où le FCC désignerait Joseph Kabila en tant que candidat pour un troisième mandat anti constitutionnel.

Kerima et Fiston Mahamba