Dans un arrêté signé ce vendredi 28 juin, la ministre congolaise des droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa annonce la création d’une commission mixte “à caractère administratif” chargée d’enquêter sur “les cas de violations et d’atteintes aux Droits de l’Homme, enregistrés lors des manifestations du 19 septembre 2016 ainsi que ceux du 19 décembre 2016 dénommée“. Selon le document consulté par POLITICO.CD, cette Commission est placée sous l’autorité du Ministère des Droits Humains qui en assure la Présidence.

Elle est composée des Experts émanant des Institutions Publiques, des Organisations Internationales et des organisations de la société civile évoluant dans le secteur des Droits de l’Homme suivantes : Ministère des Droits Humains: 5 Délégués • Ministère de la Justice et Gardes des Sceaux : 2 Délégués; • Ministère de l’Intérieur et Sécurité : 2 Délégués • Commission Nationale des Droits de l’Homme: 3 Délégués • Organisations de la société civile: 6 Délégués.

Le 19 et le 20 septembre 2016 à Kinshasa, les forces de l’ordre ont réprimé dans la violence les manifestations organisées tant par la classe politique que par les mouvements citoyens. Selon l’ONU, dans un rapport publié quelques mois après ces événements, la police, les FARDC et la Garde républicaine ont fait «un usage excessif de la force » durant ces deux jours.  Ce document de l’ONU dénombrait alors pas moins de 50 personnes tuées, 140 blessées et près de 300 arrêtées illégalement.

Le 19 et 20 décembre 2016, alors qu’expirait officiellement le deuxième et dernier mandat du président Kabila sans qu’il n’y ait d’élections, les partisans de l’opposition étaient de nouveau dans les rues, y croisant les forces de l’ordre dans des affrontement qui ont fait plusieurs dizaines de morts.