Ce résultat est communiqué  par l’Organe de coopération transfrontalière (Greater Virunga Transboundary Collaboration – GVTC) à l’issue d’un recensement mené conjointement par les autorités de la RDC (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature – ICCN), du Rwanda (Rwanda Development Board) et d’Ouganda (Uganda Wildlife Authority).

Cette heureuse nouvelle est la bienvenue après les tragédies qui ont récemment affecté le parc, en ce compris la mort de 8 gardes depuis le début de l’année 2018. En dépit des années de conflit qui ont ravage la région, le développement de la population des gorilles atteste de la qualité des activités de protection en dépit du contexte d’intervention extrêmement difficile“, note le communiqué parvenu à POLITICO.CD.

L’est de la RDC est l’un des seuls endroits au monde, avec le Rwanda et l’Ouganda voisins, où il est encore possible d’observer des gorilles des montagnes, des primates classés en danger critique d’extinction.

Le directeur du parc, Emmanuel de Merode, déclare à cette occasion : “la croissance continue des gorilles de montagne rappelle à nouveau l’importance de stratégies de conservation qui se déploient dans la durée. Cette bonne nouvelle nous enchante alors que le parc sort d’une période difficile ».

Créé en 1925, le Parc National des Virunga est un Site du Patrimoine Mondial de l’UNESCO situé à l’est de la République Démocratique du Congo, aux frontières de l’Ouganda et du Rwanda. C’est le plus ancien parc national d’Afrique et la zone protégée la plus diversifiée du continent d’un point de vue biologique. Les 7800 km2 du parc contiennent des forêts, des savanes, des plaines de lave, des marais, des vallées d’érosion, des volcans actifs et les sommets glacés des montagnes du Rwenzori.

Cependant, ce parc fait face à une insécurité croissante. Après l’enlèvement de deux jeunes touristes britanniques et le décès d’une de ses gardes, le parc national des Virunga s’est résolu, mardi 15 mai, à fermer provisoirement ses portes.  Dans l’une des zones les plus instables du pays, le courage des rangers du parc – dont 176 sont morts depuis vingt ans – et de son directeur belge, Emmanuel de Mérode – lui-même victime d’une attaque en 2014 –, avait permis de créer une enclave où les touristes venaient de plus en plus nombreux.

“Le personnel du Parc National des Virunga poursuit ses efforts pour protéger les communautés locales à l’intérieur et autour du parc au même titre qu’il s’investit pour protéger les populations de gorille des montagnes. Rien que cette année, le parc a vu naitre 8 nouveaux bébés gorilles. Ce résultat est à mettre au crédit des gardes du parc qui ne ménagent pas leur peine au risque d’y laisser la vie pour certains d’entre eux. L’annonce faite aujourd’hui représente un réconfort à la suite des évènements tragiques des dernières semaines et envoie un signe d’espoir pour le futur du parc”, annonce par ailleurs le communiqué de ce jeudi.