La coalition du Centre, une groupement formé par l’ancien président de la CENI, Daniel Ngoy Mulumba, l’ancien ministre de l’Industrie et président du parti Liberté, Germain Kambinga et l’ancien vice-gouverneur de la Province Orientale, Joseph Bangakya ne retrouve pas son nom dans la liste officielle des groupements politiques publiée par la CENI.

Ses cadres crient alors au scandale. D’autant plus que, selon les documents publiés sur internet, ils se seraient conformer à toutes les procédures. “LE CENTRE Composé de 20 partis politiques repris dans le journal officiel n’est pas repris comme regroupement dans ce même journal officiel malgré les démarches légales entreprises à temps”, dénonce son président, Germain Kambinga via son compte Twitter.

Le 27 mars, soit trois jours après la date butoir pour les dépôts de documents concernant les regroupements politiques au Ministère de l’Intérieur, le Vice-Premier ministre Henri Mova Sakanyi avait pourtant reçu la coalition du  Centre, venue s’enquérir du processus, dans des échanges qui ont tourné autour “de l’exercice des droits civils et politiques des partis politiques, droits constitutionnels”.  Jamais, durant cette rencontre, le Ministre n’aurait fait savoir au Centre un quelconque manquement vis-à-vis de son dossier.

Selon toute vraisemblance, et à en croire des sources proches du ministère de l’Intérieur, il s’agit d’une “erreur administrative”. Pour M. Kambinga, cela dénote quand même d’une “mauvaise administration de la démocratie“. Toutefois, la vingtaine des partis qui composent ce groupement peuvent toujours concourir à ces élections, mais le seuil de représentativité, fixé à 1%, risque de peser sur les résultats de la coalition aux legislatives.

Créée l’année derrière, cette coalition affirme être neutre, se détachant des clivages naturels qui opposent le camp du président Joseph Kabila et ceux qui appellent à son départ. Le Centre en appelle à des pourparlers avant des élections preuves à la fin de cette année,  afin d’apaiser le processus en cours.