Eric Mokgweetsi Masisi a, sur un ton de blâmes, fustigé l’attitude de la communauté internationale qui, selon lui, a laissé à son triste sort la République démocratique du Congo (RDC) qui fait actuellement face à une grave crise politique. Le monde a « laissé tomber la RDC».

“Ce que nous pouvons faire, c’est que nous, en Afrique, en particulier en Afrique australe, pouvons trouver une solution au problème de la RDC. En Angola, j’ai vu un président qui était au pouvoir depuis six mois. Nous avons parlé de la RDC parce qu’il est président de l’organe de sécurité de la SADC », a déclaré le chef de l’Etat botswanais.

Le chef d’État Botswanais a rappelé que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est réunie les 17 et 18 avril à Luanda, en Angola pour discuter de la sécurité dans la région, à la demande de Joao Lourenço qui préside la troïka de la SADC pour traiter les questions de sécurité.

“Il m’a dit qu’il allait appeler la troïka pour s’occuper de la RDC. Les tensions montent en RDC. Le président est resté au pouvoir plus longtemps que prévu et il y a de l’agitation“, a déclaré Masisi.

Le dirigeant du Botswana a reconnu que son prédécesseur, Ian Khama avait publié une déclaration condamnant ce qui se passe en RDC.

Il est encourageant de savoir que le président Kabila a déclaré qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections générales. Mais nous voulons l’entendre dire qu’il ne reviendra pas sur ses propos. Une partie de l’instabilité sous-jacente en RDC est que ceux qui amassent des ressources du pays le font en violation de l’Etat de droit. Ceux qui le font devraient le faire dans le cadre de la loi“, a conclu le nouveau président du Botswana.

Pour rappel, le Botswana est le premier pays Africain qui a montra sa position, appelant l’actuel président Congolais, hors mandat depuis fin 2016 à quitter le pouvoir. L’ancien président de ce pays qui a cédé démocratiquement la présidence à quelques mois de la fin de son mandat avait indiqué que le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà du délai constitutionnel, était l’une de causes de la crise actuelle en RDC.