Pour la France, il est essentiel que « tous les candidats puissent se déclarer » aux prochaines élections

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François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies a fait savoir l’inquiétude de  son pays sur les élections qui doivent se tenir en décembre prochain en République démocratique du Congo.

« Les panélistes ont montré que de nombreux éléments d’incertitude demeurent : la consolidation des listes électorales après détection des doublons nécessite l’acquisition de moyens techniques spécifiques dans le respect des délais ; la procédure et le calendrier de l’enregistrement des Congolais de l’étranger méritent d’être clarifiés ; l’utilisation potentielle de la machine à voter pose de nombreuses questions pour garantir la transparence du processus ; les conditions de distribution du matériel électoral sur l’ensemble du territoire sont aussi à préciser« , s’inquiète-t-il dans une intervention lors d’une réunion au Conseil de Sécurité le 12 février dernier.

Pour lui, les partenaires internationaux sont « prêts à aider à lever les contraintes financières et logistiques identifiées par la CENI ». « Toutes ces questions doivent pouvoir être discutées par l’ensemble des parties prenantes : partis politiques, candidats potentiels, société civile. La CENI a un rôle crucial à jouer en ce sens et nous l’encourageons à travailler dans un esprit de transparence et d’ouverture pour permettre de bâtir le consensus sur l’organisation technique des élections« , dit-il.

Par ailleurs, le représentant de la France insiste sur la l’apaisement du climat politique autour de ses élections, appelant à ce que tous les candidats puissent se déclarer librement. « Pour que les résultats de ces élections soient acceptés par tous, il est essentiel qu’elles puissent en effet se tenir dans un climat ouvert et apaisé, où tous les candidats puissent se déclarer et faire campagne librement et sans craintes de représailles« , dit-il.

« Je réitère à ce titre l’appel au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, à commencer par le droit de manifestation, ainsi que la nécessité d’un usage proportionné de la force dans le cadre du maintien de l’ordre« , insiste-t-il.