Dans sa mise au point, le président de l’Assemblée nationale a rappelé à ses collègues qu’ils sont tenus au respect de l’Accord du 31 décembre qui dit respect de la Constitution de la République, et au respect du calendrier électoral.  “Votre bureau tient au respect de ce délai. C’est impératif pour nous tous. Mais en même temps, nous sommes conscients du fait qu’une loi électorale, il faut le plus possible, construire un consensus”;dit-il; 

Toutefois, poursuit Aubin Minaku, une loi électorale demeure une loi soumise à la procédure telle que prescrite et par la Constitution, et par les lois de la République et par notre propre règlement… “Donc, ce n’est pas une affaire du président de l’Assemblée nationale. Je suis aussi ligoté par la Constitution, par l’Accord du 31 décembre et par le calendrier électoral. L’Assemblée nationale y est aussi ligotée. On a pris tellement le temps pour ça. Cependant, je crois qu’il y a qu’à même un brin d’espoir…”

Le Secrétaire générale de la Majorité Présidentielle affirme que malgré son adoption à l’Assemblée nationale, cette lui devrait encore évoluer. “Une fois adopté, le projet de loi sera transmis au Sénat. Et après le Sénat, il y a le moment de la paritaire. En moment là, nous pouvons, si dans l’entre-temps on a fait évoluer les choses, donner quelques orientations aux délégués de l’Assemblée à la commission paritaire… Nous avons le temps encore d’agir politiquement pour faire évoluer ce qui peut l’être », a précisé Aubin Minaku Ndjalandjoko.

Signalons en outre qu’avant le débat, le député Henri-Thomas Lokondo a tenté d’initier une motion incidentielle visant à écarter l’article 118 de ce texte, qu’il estime purement inconstitutionnel. Pour lui, cette disposition autour du seuil de représentativité électorale viole l’article 111 de la Constitution, d’autant plus qu’il ne tient pas compte des indépendants.