Le sourire est franc, le regard pétillant. Cory Booker, que l’on présente comme un “puissant” sénateur, a endossé, avec six autres élus démocrates, la cause de la République démocratique du Congo. Étoile montante du parti démocrate, premier sénateur noir du New Jersey et le neuvième Afro-Américain à intégrer la chambre haute du Parlement américain, Booker et son groupe appellent le président américain à s’attaquer aux crises politiques et humanitaires en République démocratique du Congo ( RDC).

Dans une lettre adressée au président Donald Trump,  redigée par Booker et signée par les sénateurs Benjamin Cardin, Richard Durbin, Christopher Coons, Elizabeth Warren, Edward Markey, et Sherrod Brown, les Sénateurs ont demandé au président américain d’utiliser “tous les outils dont il dispose – y compris la promulgation de sanctions plus sévères… – pour mettre fin à une situation désastreuse” en RDC.

Les sénateurs ont ajouté: «si le gouvernement [de la RDC] continue de refuser de mettre en œuvre l’esprit et la lettre du [accord du 31 décembre entre la majorité présidentielle et une coalition de partis d’opposition politique], les États-Unis devraient utiliser les moyens à notre disposition, y compris les désignations de sanctions en vertu de l’ordonnance exécutive 13671 sur la RDC, les règlements anti-blanchiment et les outils supplémentaires disponibles en vertu de la Loi mondiale Magnitsky-pour affecter les incitations des personnes qui ont une forte influence sur le président Kabila pour les inciter à changer de cap.”

En tant que démocrate du sous-comité des relations extérieures du Sénat américain sur l’Afrique, le sénateur Booker s’est souvent fait remarquer au sujet de la crise en politique en RDC. En juillet, il a adressé une lettre bipartite demandant à l’ambassadrice américaine aux Nations Unies Nikki Haley, et au Secrétaire général de l’ONU António Guterres pour faire pression sur les autorités congolaises afin d’ouvrir une enquête spéciale indépendante sur les assassinats de deux enquêteurs de l’ONU tués en RDC en mars.

En avril, le sénateur américain avait adressé une lettre à la Securities and Exchange Commission (SEC, gendarme de la bourse américaine) qui a poussé l’agence à maintenir en place des éléments clés de la règlementation sur les minéraux de conflit, consacrée à l’extraction minière illicite par des groupes armés en RDC.