Dans un communiqué publié ce mardi 03 octobre, lCREDDHO ( Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et les droits de l’homme ) s’inquiète de la répartition illégale des parcelles dans le parc national Virunga, zone protégée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Il est intolérable et inconcevable que ce patrimoine mondial soit en proie aux pratiques d’accaparement des terres. Certaines organisations paysannes manipulent les communautés et les distribuent dans les limites de cette zone protégée“, s’indigne le CREDDHO.

Le dernier cas, renseigne cette organisation, est celui observé dans les localités de Butuka Kitaghu / Bulongo, Kyavikere / Nzelube, Kinyatsi, Hululu et Kilya, où certains membres de la communauté locale, inconscients de la législation, ont été piégés par des hommes les encourageant avec de fausses promesses de fermer au sein de la limites de l’aire protégée parc national de Virunga; “cette pratique illégale a également été dénoncée par l’ICCN dans sa déclaration récente sur la vente de terrains dans le parc“, affirme le communiqué écrit en anglais.

Ces soi-disant organisations ont déjà distribué des cartes membres à environ 50 bénéficiaires potentiels de terrains retirés de Virunga NP dans les localités de Kinyatsi, Hululu et Kilya“, fait-on savoir. 

Par ailleurs, dans d’autres domaines, en particulier à Muramba, Museya et Mayangose ​​près de Mangolikene, la distribution des terres semble être facilitée par certains chefs et dignitaires locaux, en complicité avec les groupes armés.

Il convient de noter que cette situation est un goulet d’étranglement non seulement pour l’investissement, la conservation de la nature mais aussi pour les projets de développement initiés dans ce domaine par l’ICCN et ses partenaires. Cela augmente l’insécurité avec la présence de milices Mai-Mai qui se prennent en tant que «seigneurs de la guerre». Ils tuent les gardes forestiers, menacent les défenseurs environnementaux et profitent de l’exploitation illicite des ressources naturelles et de la vente illégale de terres dans et autour du parc national Virunga”, dénonce le  CREDDHO. 

Situé à la frontière de l’Ouganda et du Rwanda,  Virunga est le parc national le plus ancien d’Afrique et est également l’aire protégée la plus biologiquement diversifiée du continent. Les 7800 kilomètres carrés du parc incluent les forêts, les savanes, les plaines de laves, les marécages, les vallées de l’érosion, les volcans actifs et les sommets glaciaires des montagnes de Rwenzori. La caractéristique qui symbolise . On trouve des Okapis vivant le long de la vallée de la rivière Semliki.

En août 2017, trois gardes forestiers ont été tués lors d’une attaque contre leur position dans le secteur nord par la milice Mai-Mai.

CREDDHO appelle “toutes les parties prenantes à soutenir les actions de conservation de la communauté et de protection de l’environnement; pour travailler pour la restauration d’un climat de coexistence pacifique dans cette zone protégée et dans le paysage de Virunga et rappelle le respect des dispositions légales et des droits de l’homme pour la sauvegarde de ce patrimoine naturel naturel pour toute l’humanité.

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