Coopération militaire: Kinshasa prend Bruxelles à contre-pied

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L’annonce par Kinshasa de la suspension de sa coopération militaire avec la Belgique a visiblement pris les autorités belges par surprise car peu de responsables gouvernementaux se hasardaient vendredi à commenter, pour éviter toute escalade, cette décision congolaise signifiée par écrit mardi à l’attaché de défense belge en République démocratique du Congo (RDC), alors que près d’une trentaine de militaires y sont en mission.

Le ministère de la Défense s’est borné à confirmer l’information publiée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, précisant seulement à l’agence Belga que cette lettre adressée à l’attaché de défense à Kinshasa, le colonel Steve Vermeer, émanait «du ministère congolais de la Défense» et qu’elle affirmait que la coopération militaire est suspendue «à partir de ce jour» (le mardi 11 avril).

« Le ministère belge de la Défense s’est refusée à préciser quelles suites elle comptait donner à la décision de Kinshasa, soulignant que «des discussions se poursuivaient au niveau diplomatique» – ce que le SPF Affaires étrangères n’a pas été en mesure de confirmer« , rapporte l’agence belge Belga samedi.

Une trentaine de militaires belges se trouvent actuellement en mission en RDC dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) initié en 2003.

La suspension de la coopération militaire belgo-congolaise intervient dans un contexte de tension entre Bruxelles et Kinshasa. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait critiqué la semaine dernière la nomination au poste de Premier ministre de Bruno Tshibala. D’après le chef de la diplomatie belge, cette désignation s’écartait «de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre».

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, avait dénoncé dans un communiqué la déclaration faite par son homologue belge, la qualifiant de «désobligeante» à l’endroit des autorités congolaises.

L’ex-Coopération technique militaire (CTM) avait été rompue en juillet 1990 par le régime du maréchal Mobutu Sese Seko – mécontent des critiques belges après le massacre présumé de l’université de Lubumbashi. La coopération militaire avec la RDC avait repris à partir de 2003 sous la forme du Programme de partenariat militaire (PPM).

Avec Belga

 

1 COMMENTAIRE

  1. Les dirigeants politiques de la majorité présidentielle, cette coalition bric à broc qui soutient aveuglement un tyranneau qui viole la constitution ne cessent d’étonner L’opinion. Voilà un gouvernement qui a une armée déboussolée, un corps des écervelés qui ne respectent ni hue ni dia des standards de la grande muette se passait d’un partenariat technique militaire de ses propres troupes qui a vraiment besoin de cette expertise et compétence militaire. Ceci démontre à suffisance que JKK ne travaille pas pour les intérêts supérieurs de la nation et il travaille pour les intérêts étrangers notamment rwandais . Ce dernier état a des contingents les Forces armées rwandais déployées au Congo (Fardc). Jkk n’a aucun intérêt que les congolais se dotent d’une armée compétente et dissuasive dans la région de l’Afrique médiane et il est comptable des milliers des morts de nos vaillants officiers éliminés quant à ce et ce dans le cadre d’un paradigme fige par ses mentors selon lequel il faudrait un Congo à genoux pour que le Rwanda soit debout. C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter cette décision unilatérale de mettre fin à cette coopération militaire qui était bénéficiaire a la Rdc et malheureusement les vrais et proto congolais soutiennent cette décision a la fois absurde, incompréhensible et préjudiciable pour notre pays . C’est pourquoi je demande que la journée du 17 mai prochain dédiée à nos forces armées soit boycottée et une réflexion soit faite à ce sujet et chercher les voies et moyens de bouter l’ennemi dehors.

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