Steve Mbikayi se dit « prêt à démissionner » et appelle le Rasssemblement à « rencontrer » Kabila

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La signature de l’arrangement particulier pour l’application de l’accord du 31 décembre n’a pas eu lieu samedi comme prévu. La majorité et l’opposition ne se sont pas convenues entre autres sur le mode de désignation du Premier ministre. Le pouvoir insiste qu’une liste de cinq candidats soit présentée au président Joseph Kabila. Mais le Rassemblement, principale plate-forme de l’opposition qui doit, selon l’accord du 31 décembre, désigner le Premier ministre ne l’entend pas de cette oreille et tient à ne présenter qu’un seul nom.

Pour Steve Mbikayi,  l’actuel ministre congolais de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, les opposants du Rassemblement ne devraient pas « imposer un Premier ministre » au président Joseph Kabila.

« Moi je pense qu’il faut régler toutes les questions par le dialogue. Le contexte a changé, ce n’est plus comme le contexte d’hier où le Président de la République était contesté par une catégorie. A la faveur de l’accord du 31 décembre, toutes les forces politiques, mêmes les plus radicales ont reconnue le Président, donc sa qualité du Chef de l’Etat. Alors comme c’est un Chef de l’Etat, il mérite un certain respect et considération. Vous voyez, quand vous lui envoyer un seul nom, c’est un peu comme si c’est vous qui nommez; d’autant plus que dans leur cahier des charges, le Rassemblement avait dit que c’est lui qui doit nommer un Premier ministre et déchoir aussi« , explique Steve Mbikayi, joint au téléphone par POLITICO.CD.

Pour ce député qui a signé à la fois l’accord du 18 octobre dernier à la Cité de l’Union Africaine et celui du 31 décembre dernier,  les opposants devraient rencontrer le président Joseph Kabila pour trouver une issue à ce problème.

« (…) Ce que je peux demander au Rassemblement, c’est de demander une audience auprès du Chef de l’Etat pour lui faire part de sa difficulté de choisir plusieurs noms et avoir au moins l’autorisation du Président de pouvoir désigner un seul nom » suggerre-t-il.

L’autre point de blocage, c’est le refus du Premier ministre Samy Badibanga de démissionner.  Des proches du Premier ministre issu de l’accord de la Cité de l’Union Africaine soutiennent que celui-ci ne démissionnerait pas en dépit du fait que quelques unes figures majeures de son gouvernement ont signé vendredi l’accord du 31 décembre.

Membre de son gouvernement, Steve Mbikayi accepte toutefois de démissionner « pour l’intérêt du peuple », tout en demandant toutefois des « garanties » pour Samy Badibanga.

« Notre gouvernement est issu de l’accord de la cité de l’UA. Nous avons adhéré à l’accord de la CENCO. Donc une fois les contours de ce compromis mis en place, nous devrions céder le tablier à la nouvelle équipe. Les postes gouvernementaux quand on les occupe, il faut savoir qu’un jour on doit les quitter. Nous ne devons pas mettre nos intérêts au-dessus de ceux du peuple » a dit Steve Mbikayi.

« Sauf que, pour éviter beaucoup de frustrations et de rancoeurs, ces gens qui sont au gouvernement n’ont commis aucun péché, y compris Badibanga le Premier ministre. On ne va pas le débarquer après un mois et l’envoyer à la poubelle; y compris ces députés qui sont ministres. Pour moi, je pense qu’il faut créer un mécanisme, afin d’éviter l’agitation au sein de l’Assemblée national« , conclu-t-il.

Ecoutez Steve Mbikayi au téléphone avec Litsani Choukran

 

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