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Dossier BIAC: la Majorité Présidentielle interpelle le Gouverneur de la BCC au parlement!

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Député de la Majorité Présidentielle en République démocratique du Congo, Henri-Thomas Lokondo demande des explications ce mercredi 30 novembre au gouverneur Deogratias Mutombo dans le dossier de la Banque Internationale pour l’Afrique au  Congo.

En effet, le gouverneur Mutombo s’oppose farouchement à la dissolution décidée légalement le 04 novembre dernier par les actionnaires de la BIAC, la troisième banque commerciale du pays, dans le but de rembourser plus de 400.000 épargnants qui n’ont plus accès à leurs fonds.

« Nous apprenons par la presse que les actionnaires veulent liquider la banque, avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer pour les déposants et de l’autre côté, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) qui ne veut rien entendre de tout ça (…) Alors moi je pense, pour que nous soyons fixés, que le Gouverneur (…) vienne nous faire rapport de cette situation« , a expliqué le député Lokondo au micro de Politico.cd à l’issu de son interpellation à l’Assemblée nationale.

Le 31 mai, la BCC a pris le pouvoir à la BIAC en la mettant sous la gestion d’un Comité d’Administration Provisoire, promettant au passage de trouver une solution : soit un repreneur, soit un redressement de la banque ou, finalement, une liquidation de celle-ci, afin de pouvoir rembourser plus de 400,000 épargnants en détresse. 6 mois après, malgré des annonces à réplétion d’un probable repreneur du côté de la BCC, rien n’est fait. Les épargnants eux, continuent toujours de broyer du noir.

C’est dans cette situation que les actionnaires de la BIAC ont cru bien faire en décidant la dissolution de cette banque, de leur gré, le 04 novembre 2016. Dans leur démarche, les actionnaires tiennent à dissoudre la banque afin de procéder ainsi à la liquidation et rembourser les épargnants.

La BBC joue le blocage

mutomboToutefois, il ne fallait pas attendre longtemps pour voir le gouverneur de la BCC surgir et réfuter cette dissolution. Pour Deogratias Mutombo, les actionnaires de la BIAC n’ont pas le droit de procéder à cette manœuvre. Le Gouverneur a persisté dans cette voie en envoyant une lettre le 18 novembre dernier au président de l’Association congolaise de Banques et à plusieurs institutions pour expliquer sa démarche, arguant que ni l’Assemblée générale des actionnaires ayant abouti à cette dissolution, ni même les actionnaires n’avaient le droit d’entamer une telle procédure. Ce que réfutent tout naturellement les actionnaires de la BIAC.

Que dit la loi ? Dans son communiqué du 10 novembre, où elle fait savoir son opposition à la dissolution, la BCC s’appuie sur le fait que les actionnaires de la BIAC étaient « défaillants », sans donner plus de précisions. Du côté des actionnaires, on fait remarquer que la BCC n’a pas le droit de s’opposer à une dissolution, conformément aux lois. En réalité, le gouverneur Deogratias Mutombo ne peut effectivement pas s’opposer à la dissolution de la BIAC. Il s’agirait dès lors, d’une situation plus politique qu’économique.

En effet, des sources concordantes, Deogratias Mutombo semble privilégie un repreneur qui ne contentent pas les actionnaires de la BIAC, encore moins les épargnants.

De plus M. Mutombo, dont le départ de la BCC est largement pressenti, semble vouloir utiliser le dossier de la BIAC pour redorer son image, largement écorchée alors que la politique de la Banque centrale du Congo s’avère être un échec cuisant sous son règne.

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Pour le Député Lokondo, qui appartient à la famille politique du président Joseph Kabila,  il est plus que temps que le Gouverneur « puisse s’expliquer sur cette situation dans le but de trouver une solution pour des épargnants qui traversent des moments pénibles. »

Ecoutez le député Lokondo

Une interpellation est moyen de contrôle parlementaire permettant à un membre d’une assemblée de demander à un ministre ou  gouverneur de se justifier à propos d’un acte politique, d’une situation précise, d’aspects généraux ou spécifiques de la politique du gouvernement. Ce dernier n’a pas le droit de s’y soustraire.

1 COMMENTAIRE

  1. Honorable LUKONDO, où en sommes-nous de l’interpellation du Gouverneur da la BCC par la Commission economico-financiere de l’Assemblée ? Nous attendons l’aboutissement de l’affaire BIAC qui semble être politisée.

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