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« Il y a une main invisible des dirigeants politiques dans les massacres », accuse le maire de Beni

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Cela fait plus de deux ans que la ville de Beni et le territoire portant le même nom sont victimes des attaques contre les populations civiles par des présumés rebelles ADF. En deux ans, les organisations locales ont recensé plus de 1300 victimes, pour la plupart exécutées à l’arme blanche. Des villages entiers sont restés fantômes suite aux déplacements de plus de 200 milles personnes qui les occupaient. La région étant en 80% agricole, la répercussion du non accès aux champs ne fait sentir dans les territoires avoisinant, par la montée d’une crise générale dans tous les domaines de la vie quotidienne.

En deux ans également l’armée Congolaise mène des opérations militaires contre le groupe rebelle présumé auteur de ces massacres. Malgré la reprise d’importants bastions rebelles, les troupes gouvernementales, bien qu’appuyées par les Casques bleus de la brigade d’intervention de la mission de l’ONU, n’arrivent pas à mettre fin à l’activisme de ce groupe armé.

 

« Pourquoi et comment un groupe de rebelles ougandais peut-il se mettre à tuer impunément et sans distinction d’âge, de sexe, de profession ou bien de religion les citoyens congolais, c’est la question que tout le monde se pose », relève M. Bwanakawa à l’Agence France Presse.

Dès lors, « ce phénomène peut cesser d’être défini ou appelé comme un groupe rebelle ougandais basé au Congo (et) il est possible qu’il y ait des mains politiques congolaises derrière ce phénomène », ajoute-t-il.

Interrogé sur l’identité de ces commanditaires congolais et leurs mobiles, M. Bwanakawa déclare que cela reste mystérieux. « Les ADF, c’est une mosaïque, c’est une nébuleuse, il faut mener des recherches pour qu’on circonscrive ce phénomène, pour qu’on le comprenne » afin de le combattre efficacement, dit-il.

« Mais à partir du moment où j’ai précisé qu’il y a des mains politiques congolaises, ça veut dire que leur objectif me paraît être politique », ajoute-t-il, alors que le pays traverse une crise politique profonde, exacerbée par le renvoi à une date non fixée de la présidentielle devant permettre l’élection d’un successeur à M. Kabila. Le mandat de ce dernier s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

Dans une longue déclaration conjointe publiée le 05 novembre dernier, des organisations de l’Est de la République démocratique du Congo lancent un cri d’alarme aux autorités et à la Communauté internationale.

« Depuis octobre 2014 jusqu’à ce jour, les populations des régions de Beni-Lubero sont victimes d’une insécurité totale caractérisée par les massacres et tueries perpétrées par les présumés ADF et les FDLR sous l’œil impuissant du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et de la communauté Internationale, alors que les articles 16 et 52 de la constitution ainsi que les résolutions 2098 et 2277 du conseil de sécurité des Nations Unies sur la RDC font de la protection des civiles une priorité« , explique cette déclaration conjointe des organisations de la Société civile du Nord-Kivu, de Beni-Lubero et du Sud-Kivu.

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Pour sortir de cette situation, ces organisations qui « condamnent les massacres à répétition perpétrés sur les populations sans défense« , exigent au du gouvernement  de prendre « toutes les mesures qui s’imposent pour que la Paix revienne dans cette partie de la République »

« [elles] Demandent au gouvernement Congolais de mettre sur pied un plan Marshall, de déclarer Beni-Lubero comme Territoire sinistré et de relancer l’économie de Beni Lubero« , affirment ces organisations.

Avec AFP.

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