Dans sa longue intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU ce lundi, Mme Haley a noté des avancées “réelles” dans l’actuel processus électoral qui doit aboutir aux élections le 23 décembre prochain. Pour la diplomate américaine, il y a cependant des aspects techniques du processus qui restent à résoudre.

“Le gouvernement doit maintenant travailler pour libérer les prisonniers politiques, mettre fin aux poursuites politiquement motivées, et garantir les droits de réunion pacifique et la liberté d’expression”, note-t-elle parmi ces aspects. “Ces changements sont désespérément nécessaires – en ce moment – au Congo”, ajoute-t-elle.

Nikki Haley, comme plusieurs de ses homologues occidentaux, condamne la répression sanglante des manifestation des catholiques en RDC. “Comme beaucoup d’autres, j’ai été consterné par les actions répressives du gouvernement et l’usage excessif de la force lors des manifestations pacifiques du 31 décembre et du 21 janvier”, fait-elle remarquer.

Au moins 13 personnes sont mortes au cours des deux derniers mois, effectivement parce que le gouvernement a refusé d’organiser des élections. Ceci est complètement inacceptable. Le recours excessif à la force contre des civils qui veulent simplement avoir leur mot à dire pour déterminer leur avenir va à l’encontre de tout ce que les Nations Unies sont censées défendre: le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction“, insiste-t-elle.