Les dessous d’une étrange évasion à Kasangulu

74 personnes ont pu s’évader de la prison de Kasangulu, située à une trentaine de kilomètres de celle de Makala, victime d’une attaque spectaculaire le 17 mai. Pour autant, les deux événements ne sont pas directement liés. 

Selon des sources locales, c’est vers 1h, la nuit du jeudi à vendredi 19 mai, que la quasi-totalité de la prison de Kasangulu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo s’est vidée. “Seuls ceux qui ne pourraient pas marcher son restés” commente le député Jean-Claude Vuemba.

Selon le député de l’opposition, élu de ce territoire du Kongo central, l’événement n’a pourtant rien à avoir avec celle de Makala, où, quelques heures avant, la secte Bundu dia Kongo (BDK), origine toutefois de cette province, a attaqué la plus grande prison de Kinshasa pour libérer son chef spirituel, le député Zacharie Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi.

Sur place, la thèse du député congolais est confirmée par plusieurs sources. “Il n’y a qu’un seul garde pour toute la prison. Ils ont simplement profité de ça pour s’enfuir“, commente un représentant de la société civile.

Cependant, un communiqué non authentifié du BDK s’attribue cette nouvelle évasion, tout en promettant d’autres. Dans une ville où ce mouvement politico-réligieux est très largement représenté, il semble que les gardes commis à cette prison de Kasangulu aient abandonné plutôt leur poste. “Il n’y avait personne au moment de la fuite. Ils ont eu peur que les Bundu dia Masala les tuent comme ils ont fait à Makala”, raconte un habitant de la ville.

Les autorités provinciales à Matadi refusent tout commentaire. Tout comme celles de Kinshasa, alors que la Police nationale convoque quant à elle une conférence de presse samedi dans la capitale congolaise.

Par ailleurs, la traque contre le gourou Ne Muanda n’a toujours pas porté ses fruits. Beaucoup à Kisangulu le soutiennent. “C’est un dieu ici, ajoute notre interlocuteur, s’il arrive à regagner ce côté [du Kongo central] ça sera très compliqué pour la police“, ajoute-t-il. Une analyse faite curieusement le jeudi sur POLITICO.CD par un officier de la police, qui a même parlé de “guerre.

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3 Commentaires

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  • Ces gardes ont raison d’abandonner leurs postes,pouquoi mettre sa vie en péril surtout ils sont pas payés regulièrement?.KANAMBE et le quarante voleurs peuvent commencer à monter la garde des prisons.

    • Les 40 voleurs? Pas les milliers de voleurs, sénateurs, députés, ministres et gestionnaires des entreprises publiques compris? Qui sont-ils ces 40 évoqués?


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