Application des accords du 31 décembre: où en est la CENCO?

Les évêques catholiques poursuivent leurs consultations pour la mise en place des accords du 31 décembre dernier. Le point sur la situation.

Près d’une semaine après la signature des accords du 31 décembre dernier à Kinshasa entre les acteurs de la crise politique en République démocratique du Congo, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) poursuivent toujours leur balai diplomatique pour entamer sa mise en place.

La première mission des évêques à l’issue de la signature était celle de convaincre les « non-signataires » d’adhérer à ces accords. D’un côté le Front pour le Respect de la Constitution, dirigé par le Mouvement de Libération (MLC) de Jean-Pierre Bemba, de l’autre, les signataires des accords du 18 octobre dernier à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa. Il sont été rejoint a démi-mot par la Majorité Présidentielle dont le « sous réserve » est devenu populaire sur le web.

Après moult consultations, Steve Mbikayi du camp des signataires a pu paraphé les accords. Alors que Samy Badibanga qui a créé avec les 3 autres signataires des accords de la Cité de l’UA une coalition politique, s’obstine toujours. Il s’entretient ce vendredi même avec les évêques à ce sujet.

Pendant ce temps, à l’issue d’une rencontre avec les évêques, Eve Bazaiba, Secrétaire générale du MLC et  chef de file du Front pour le Respect de la Constitution, a dit avoir senti la disponibilité de la conférence épiscopale à entendre ses préoccupations, et s’est dite prête à signer l’accord. Sous réserve d’obtenir le poste de président du comité de suivi, déjà attribué à Etienne Tshisekedi, l’opposant historique et figure du rassemblement de l’opposition.

Dans la soirée du jeudi, une délégation du Rassemblement s’est rendue au siège du MLC pour discuter avec le Front. Solution adoptée : les deux plateformes de l’opposition vont faire une proposition commune aux évêques d’arrangement particulier. Le Front dit ne s’intéresser qu’au chronogramme et surtout au comité de suivi. Eve Bazaiba aurait abordé le sujet frontalement avec Felix Tshisekedi. « Comment le fils biologique ou politique, Premier ministre, pourrait être contrôlé par son père spirituel, président du comité de suivi ? », aurait-elle demandé à Félix Tshisekedi, rapporte RFI. « On veut tous aller aux élections », aurait répondu le fils de l’opposant historique.

Les évêques ont également rencontré l’ancien vice-président et aujourd’hui ministre de la Décentralisation, Azarias Ruberwa, qui lui aussi a émis des réserves pour signer.

Les évêques vont commencer à quitter ce vendredi Kinshasa pour rejoindre leurs paroisses. Les discussions sur l’arrangement particulier devraient donc entrer dans le vif dans le courant de la semaine prochaine.

Avec RFI.

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  • Le malheur congolais vient du fait que l’on a été fort complaisant avec les hommes politiques, mêmes les hommes politiques dépourvu de bases électorale et sans aucun encrage populaire. Toute tête pensante sait pertinemment bien que le Mlc est devenu un important parti politique grâce à de circonstances désagréables, portant notamment sur l’absence de la vraie opposition politique dans la course présidentielle. Le peuple en avait mare avec une classe politique affairiste à la tête du pays et n’était plus du tout rassuré quant à la vraie nationalité de nos dirigeants politiques. C’est pour cela qu’ils ont voté massivement pour « muana mboka (fils du pays). Connaissant tous le passé de responsable du Mlc pendant le triste règne de Mobutu, personne n’aurait pu voter pour de tels personnages. Le peuple congolais doit se reapproprier son destin en mettant chaque politicien à sa place. Ce n’est pas le Mlc, éncore moîns le rcd Goma qui ont l’avenir de la RDC entre leurs mains. Le peuple doit se prendre en charge car meme La bible déconseille de mettre un vieil habit sur un neuf habit. La nation est en péril et il faut de grandes mesures, une vraie révolution.

    • 110% AVEC TOI. L’HOMME POLITIQUE CONGOLAIS EST POURRI SANS VALEUR, SANS MATURITE, FAISANT DE L’ARENE POLITIQUE UN LIEU D’EXPOSITION DE LA NULLITÉ ET DE LA NUDITE DE SA MATURITE. MOINS SERIEUX, CORROMPU A LA QUÊTE DES INTÉRÊTS FINANCIERS SORDIDES. DE L’INCURIE A LA COURTE MEMOIRE, DU SACRIFICE DES INTÉRÊTS SUPERIEURS DE LA NATION A LA PEUR DE SE SACRIFIER SOI-MEME, IL EST VEREUX.