La conférence de Genève, boycotté par le gouvernement congolais,  n’est parvenue à recueillir que 528 millions de dollars (430 millions d’euros) de promesses de dons, vendredi 13 avril, alors que les Nations unies estiment à 1,7 milliard de dollars les besoins pour faire face à une situation humanitaire qui s’est fortement dégradée depuis un an.

Environ 200 millions de dollars avaient déjà été annoncés à la suite du Plan de réponse humanitaire 2018 présenté en janvier. Le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires, Mark Lowcok s’est pourtant dit satisfait : « Je ne pensais pas qu’on y arriverait », a-t-il déclaré en remerciant la vingtaine de pays à avoir répondu présents et, pour certains d’entre eux, comme l’Union européenne et les Etats-Unis, à avoir augmenté leurs contributions.

L’un de ses prédécesseurs, Jan Egeland, aujourd’hui à la tête du Conseil norvégien pour les réfugiés s’est montré moins diplomate. « Nous sommes déçus que si peu de pays aient envoyé un message d’espoir aux millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui attendent de l’aide. Sans argent, nous ne pourrons tout simplement pas les secourir », a-t-il prévenu.

Après avoir boycotté cette conférence pour “n’avoir pas été associé en amont”, l’Etat congolais se dit déjà satisfait et entend se montrer disponible à actionner cette aide. « Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes », Léonard She Okitundu, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.

Pour l’opposant Moïse Katumbi, l’attitude du gouvernement congolais est « irresponsable est criminelle ». « Elle relève d’un cynisme absolu. Ce régime sacrifie des millions de Congolais pour tuer en silence, pour ne pas avoir de comptes à rendre à ceux qui veulent assister notre population qui souffre« , dénonce-t-il dans un communiqué publié jeudi soir et consulté par POLITICO.CD.