Dans son long discours, le chef de la diplomatie congolaise a tenu à réaffirmer la volonté de son gouvernement à organiser les élections cette année, conformément au calendrier électoral publié en novembre dernier.

Du haut de la tribune des Nations Unies lors de sa 72ème Assemblée Générale, Son Excellence JOSEPH KABILA KABANGE, Président de la République n’avait pas tort de confirmer que le processus électoral en République Démocratique du Congo était irréversible“, rappelle Léonard She Okitundu.

 

Concernant le financement des élections, M. Okitundu réitère la volonté du gouvernement congolais à débloquer seul les fonds nécessaires. “La République Démocratique du Congo considère que les élections relevant du domaine de souveraineté nationale, son financement est totalement pris en charge par le Gouvernement de la République“, argumente-t-il.

A ce jour, les opérations de révision du fichier électoral ont été entièrement financées par le Gouvernement à hauteur de plus de 400 millions de dollars américains. Afin d’atteindre le budget retenu pour l’organisation de trois scrutins combinés, le Gouvernement a décidé et adopté, en concertation avec la CENI, un plan de décaissement allant de 30 à 40 millions de dollars par mois en faveur de la CENI“, annonce le chef de la diplomatie congolais.

Pour M. Okitundu, le pays compte “primordialement sur ses propres forces avant de compter sur celles des autres”.  “Comment ne pas rappeller que le Projet d’appui au Cycle electoral (PACEC) reprenant les interventions financières internationales pour les élections évalué à 123 millions de dollars US stagne à 6 % de contributions depuis deux ans et que ce budget modique sert plus à financer les activités des ONG et mouvements citoyens plutot que l’organisation matérielle du scrutin?

Toutefois, si contributions il y aura, la RDC demeure ouverte à en discuter avec les partenaires internationaux donateurs pour autant qu’ils soient respectueux des grands principes des relations internationales dont l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires internes des Etats. Aucune conditionnalité ne sera acceptée“, nuance néanmoins le diplomate congolais.