Attaque ou manifestation: étrange sortie des adeptes de Ne Muanda Nsemi

La police parle d’attaques contre ses éléments, des images sur les réseaux sociaux montrent tantôt des manifestations, tantôt des affrontements entre les forces de l’ordre et des adeptes supposés du député congolais Zacharie Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi. Que s’est-il réellement passé hier?

Tout commence peu après 09h à Kinshasa. Des fortes détonations d’armes à feu sont entendues dans la partie ouest de la ville, près de la prison de Makala. Les premières informations font alors état d’une attaque repoussée contre le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK, ex-Makala), déjà victime d’une telle initiative en mai dernier.

Néanmoins, très vite, la situation se dégénère ailleurs. Dans la partie Est notamment, dans la commune de N’djili, les mêmes scènes sont signalées. Des informations concordantes font état d’attaques des adeptes du député Ne Muanda Nsemi, reconnaissables par leurs bandeaux rouges sur la tête.

Pour les forces de l’ordre, il s’agit bel et bien du Bundu dia Mayala, une branche de la secte politico-mystico-réligieux Bundu dia Kongo dirigée par Ne Muanda Nsemi. « Ces assaillants Bundu dia Mayala armés de Calibre 12 et armes blanches se sont attaqués aux forces de l’ordre qui, professionnellement ont réussi à rétablir l’ordre public à moins de deux heures, en les dispersant à coup de gaz lacrymogène« , explique le communiqué signé par le Colonel Pierrot Mwanamputu.

La Police dénombre 13 morts, et plusieurs blessés dans la capitale, 2 autres dans la province du Kongo central.  « Il a malheureusement été déploré à ce stade quelques pertes en vies humaines au total 12 personnes fauchées par balles perdues dont 4 assaillants à Saint-Thérèse , 2 au Marché de liberté sur le boulevard Lumumba,  1 à matete et 5 autres au niveau de Selembao. »

En effet, alors que les communes de Bumbu et Ngiri-ngiri, environnant la prison de Makala, étaient touchées par ces « affrontements », les villes de Matadi et Boma ont également fait face à cette milice, mais dans une autre forme d’apparition. Car, si à Kinshasa, la police parle effectivement d’attaques armées, les images diffusées sur les réseaux sociaux concernant tant la capitale que Boma et Matadi font état d’une situation plus étrange.

A N’djili, une vidéo montre un groupe d’hommes avançant en direction de la police, scandant des cris hostiles au régime.  Ce groupe est alors victime de tirs à balles réelles de la part des policiers. Sur d’autres images, dont ne peut toutefois pas déterminer la localisation des événements, on voit ces partisans au milieu des éléments de la Police et même de la Garde Présidentielle.

Même cas pour la ville de Boma où il a visiblement plus s’agit de manifestation que d’attaque. Sur plusieurs images, on voit plutôt des adeptes supposés du député Ne Muanda Nsemi former une colonne de manifestation et, parfois, ils sont encadrés par les forces de l’ordre. Ce qui crée suffisamment la confusion, sachant que ce groupe est armé, et que les mêmes forces d’ordre, y compris plusieurs sources indépendantes,  ont fait état d’assauts meurtriers de la part de ce mouvement religieux.

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8 Commentaires

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    • Finalement qui est collabo et qui ne l’est pas. Il suffit de ne pas partager le même point de vue que le rassemblement pour être traité de collabos par les partisans du rassemblement. Le rassemblement est à son tour traité de collabos par d’autres, qui considèrent cette structure comme une caisse de résonnance où Kabila a déverser tous ses pions pour distraire le peuple avec les actions qui ne peuvent pas nuire à ses projets.

  • Ils perdent leur temps. Le temps de Kabila est fini selon la constitution, selon la communauté nationale et selon la communauté internationale. S’il tient à rester au pouvoir, ça n’a rien à voir avec les intérêts du peuple congolais qui croupit dans la misère! Le reste, c’est des stratégies d’enfants. Quand le rassemblement fait une manifestation pacifique, Kabila sort des chars de combats lourds et puissants et tue aveuglément des gens pacifiques. Comment expliquer que Né Muanda sort officiellement en prônant la violence, armé, ses adeptes sont encadrés par la police et la garde républicaine? Même les élèves du primaire comprennent que la MP est à bout de stratégies! Debout Congolais! Match esili.

    • Cette fois ci c’est grave et très honteux. Nous tous avons vue de nos propres yeux que la milice d’un député de la république démocratique du congo, armée, descend dans les rues de la capital Kinshasa et de l’ex bas congo en grand nombre, causant des morts et des troubles sous protection et encadrement de la police et de bana mura. Qui est l’auteure des désordres et pour quel objectif ?

    • Ne Mwanda Nsemi, de son vrai nom Zacharie Badie..quelque chose.
      Vous êtes un maître spirituel de pacotille, c’est pour la deuxième fois que vous trahissez le congo avec votre spiritualité de bas astral.
      Allez mentir vos nombreuses épouses avec vos tours idiots d’apprenti.
      Plus jamais, nous voulons vous entendre…compagnon de Kabila

  • La classe politique congolais est pouri, corompu, minable et tres toxic avec ce soit disant parti politique.
    Aujourdhui ce la Ville morte pour reclamé des elections presidentiel qui aura pas lieu dans un pays aucupé.
    En route pour une autre dialogue pour nomé Felix premier ministre qui va remplacé tshibala qui avait remplacé badibanga.
    Mawa trop pour le Congo.

    • C’est curieux,une population dispersée par des gaz lacrymogènes et tuée par des balles perdues…..donc
      gaz=balle?

  • La Responsabilité incombe au Gouvernement congolais car le BDM avait déjà annoncer dans les médias et même des réseaux sociaux la date du 07 août 2017. Alors, Si la RDC était un Etat de droit, toutes les autorités politico-administratives de Kinshasa et du kongo Central ainsi que celles de la PNC et des Services spécialisés seraient interpellés et mis devant la Justice car elles auraient faillis à leurs missions traditionnelles càd de la sécurisation des personnes et des biens mais surtout de la Primeur de l’information sur tout ce qui se passe dans leurs circonscriptions administratives.


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