Près d’une semaine après la signature des accords du 31 décembre, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) et ses alliés du Front pour le Respect de la Constitution refusent toujours d’y adhérer.

A l’issue d’une rencontre avec les évêques jeudi matin, Eve Bazaiba, Secrétaire générale du MLC et  chef de file du Front pour le Respect de la Constitution, a dit avoir senti la disponibilité de la conférence épiscopale à entendre ses préoccupations, et s’est dite prête à signer l’accord. Sous réserve d’obtenir le poste de président du comité de suivi, déjà attribué à Etienne Tshisekedi, l’opposant historique et figure du rassemblement de l’opposition.

Dans la soirée du jeudi, une délégation du Rassemblement s’est rendue au siège du MLC pour discuter avec le Front. Solution adoptée : les deux plateformes de l’opposition vont faire une proposition commune aux évêques d’arrangement particulier. Le Front dit ne s’intéresser qu’au chronogramme et surtout au comité de suivi. Eve Bazaiba aurait abordé le sujet frontalement avec Felix Tshisekedi. “Comment le fils biologique ou politique, Premier ministre, pourrait être contrôlé par son père spirituel, président du comité de suivi ?“, aurait-elle demandé à Félix Tshisekedi, rapporte RFI. “On veut tous aller aux élections”, aurait répondu le fils de l’opposant historique.

 

Pour autant, cette situation révélée par Eve Bazaiba n’est pas réelle. A en croire Olivier Kamutatu, membre du G7 et président de l’ARC, Etienne Tshisekedi n’a pas été porté à la tête du Comité de suivi des accords pas en tant que président de l’UDPS, mais plus tôt comme président du Rassemblement, par consensus et à titre personnel.

L’UDPS n’a pas le Comité de Suivi (…) nous avons choisi une personnalité qui semblait, et par consensus, le Président du Conseil des Sages du Rassemblement. Le Rassemblement n’est pas l’UDPS“, a-t-il expliqué au micro de TOP Congo.

En effet, le Rassemblement dispose d’un Conseil des Sages dirigé à titre personnel par Etienne Tshisekedi et de ce fait, son parti peut logiquement briguer la Primature cédée à l’opposition dans le cadre ces accords.