Le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, a rendu samedi soir à Kinshasa, un vibrant hommage à sa défunte mère en soulignant « la noblesse, la simplicité, l’humilité et le sens du pardon » qui la caractérisaient.

Née à Lodja, dans la province du Sankuru,  le 02 août 1935 et mariée à papa Charles Wemambolo Ahela qui l’a précédée dans l’au-delà  en 1993, Maman Pauline WashokenyiDondja a mis au monde de nombreux enfants qui lui ont donné 67 petits-fils et 31 arrières petits-fils.

Dans son intervention, le ministre Mende a rappelé que déjà touchée par la maladie, sa mère a beaucoup souffert de son engagement politique au sein de l’opposition clandestine parce qu’il n’était pas bon à l’époque d’être la mère d’un opposant.  « Même ses amis et ses voisins à Bandalungwa avaient peur de la fréquenter » par crainte d’être indexé par le pouvoir, a dit Lambert Mende.

C’est alors que lui et ses sœurs ont dû l’exfiltrer en Belgique où, pour des raisons de commodité liée à sa maladie, ils lui ont obtenu la nationalité belge, a dit Lambert Mende qui a conclu avec un brin d’ironie que « moi, Mutetela et Congolais, je suis le fils d’une Belge ».

Pour sa mère, a dit le ministre Mende, « il y a toujours quelque part quelque chose de bon dans un être humain ». C’est pour cela que Maman Pauline enseignait à ses enfants notamment à pardonner, à respecter les autres  et à faire ce qui est correct sans s’occuper de ce que les autres en disent, a-t-il encore rappelé.

Aussi, lorsque le ministre Mende dont le nom figure sur la liste des personnalités indexées par l’Union européenne a été autorisée à rendre visite à sa mère en octobre 2017, cette dernière l’avait accueilli en lui disant : « tu vois, même les Belges t’ont autorisé à venir me voir ».

Avec ACP.