Pour Christoffer Ngoyi, le poste du président du CNSA est renégociable

La présidence du Comité national de suivi de l'accord et du processus électoral est au coeur d'une nouvelle bataille dans les discussions pour l'arrangement particulier. 

La reprise des discussions sur l’arrangement particulier au centre interdiocésain , le jeudi 16mars, a été marquée par la mise en exergue par les parties prenantes, des points de divergences qui les éloignent de la porte de sortie de crise en RDC. L’un de ces points, c’est la présidence du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral, qui a refait surface et fait à nouveau débat, à la disparition d’Étienne Tshisekedi désigné à ce poste par les négociateurs.

La Majorité présidentielle et le Front pour le respect de la constitution exige que l’attribution de ce poste à une autre personnalité qu’Étienne Tshisekedi soit rediscutée, car Étienne Tshisekedi y a été désigné untuitu personae.

Cette considération des faits n’est pas du tout erronée selon Christopher Ngoyi Mutamba. « C’est point est une réalité. Le Président Étienne Tshisekedi aujourd’hui est mort et il faut le remplacer. C’était une personne à plusieurs dimensions. Est ce qu’une seule personne peut le remplacer au niveau de la structure (CNSA), au niveau du parti, au niveau de la population ! Difficile à répondre. Cela explique pourquoi le Rassemblement a procédé à sa restructuration pour le remplacer« , explique-t-il.

Le président du CNSA est tenu à diriger une structure à plusieurs tendances selon Christopher Ngoyi, il est normal que les uns et les autres aient leur mot à dire. » Pour ce qui est du CNSA, il y a des amis qui considèrent que la désignation du Président Tshisekedi était faite intuitu personae et ils ont leur mot à dire là dessus, parce que pour eux il avait requis un consensus, ce qui n’est pas totalement faux. Il est question qu’on puisse en parler comme nous nous sommes rencontrés, car dans notre culture, là où se parlent les gens, il y a des bonnes choses » pense-t-il.

Pour le Rassemblement de l’opposition, cette question est réglée par l’accord de la Saint Sylvestre, qui stipule que le président du Conseil des Sages de cette plateforme est ipso facto le président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du processus électoral. La médiation catholique partage toujours ce point de vue.

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