Le Premier ministre Samy Badibanga, en tête d’une coalition des ministres de son gouvernement refuse toujours de signer l’accord politique trouvé le 31 décembre entre la majorité au pouvoir et l’opposition, sous l’égide des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), pourtant soutenu par une grande partie de la classe politique et la communauté internationale.

Samy Badibanga, Azarias Ruberwa, José Makila et Jean Lucien Bussa ont exprimé leur refus à travers une correspondance adressée lundi 9 janvier au président de la Conférence épiscopale nationale (CENCO) au lendemain de leurs entretiens entre les évêques catholiques à Kinshasa.

«L’accord [du Centre interdiocésain] devait résoudre la crise en donnant un chronogramme très précis, très clair, des élections. Ce qui n’est pas le cas à ce jour», affirme Jean-Lucien Bussa, actuel ministre de Budget cité par Radio Okapi.

Cet accord prévoit toutefois la tenue des élections en décembre 2017, mais aussi l’annulation de celui signé le 18 octobre dernier et que défendent les compagnons de M. Badibanga.

Dans un communiqué publié ce mardi soir, les autres opposants ayant participé à ce Dialogue de la Cité de l’UA  et qui ont signé l’accord du 31 décembre appellent, sans le nommer, la coalition de Samy Badibanga à rejoindre les résolutions de la CENCO.

Nous, signataires de l’Accord du 18 octobre 2016, rappelons à l’opinion nationale et internationale que notre participation à ce Dialogue n’était motivée que par le souci d’offrir au peuple congolais un climat de paix et de concorde nationale, climat mis à rude épreuve par la crise politique née de la non organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel“, annonce ce communiqué signé par 43 représentants dont Vital Kamerhe , Mokonda Bonza,  Steve Mbikayi… appelant “ceux qui hésiteraient encore d’adhérer à l’Accord du 31 décembre, de tenir compte de l’intérêt général…

Nous sommes convaincus que la mise en œuvre de l’accord du Centre Interdiocésain est un gage de stabilité pour notre pays, à même de conduire le peuple congolais à une alternance démocratique et pacifique. Aussi, demandons-nous à tous les délégués de l’opposition au Dialogue de la cité de l’Union Africaine de se joindre à nous pour l’intérêt supérieur de la nation “, conclu ce communiqué.

Le communiqué.

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